• 1792, vu depuis le Maine-et-Loire (15° partie)....

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (15° partie)…

     

     

    AN F7 3682/1-12.

     

    « Coppie d’une lettre de MM Delaunay et Richard commissaires élus par le conseil général du département de Maine-et-Loire a Cholet, adressée à MM les administrateurs dudit département.

    Cholet le 28 août 1792 l’an 4e de la liberté et le 1er de l’égalité

    7 heures du soir

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (15° partie)....

     

    Citoyens chers collègues

     

    M Boizard arrive de Bressuire, la force armée de notre département qui s’étoit portée se replie et rentre dans ses foyers, nous croyons que les 400 gardes nationales d’Angers et les gardes nationales saumuroises pensent se retirer respectivement dans leurs villes.

    Nous écrivons a nos collègues de Vihiers, que nous soumettons a leur prudence de faire retirer les gardes nationales stationnées a Vezins, Coron, Vihiers et Doué, nous croyons que leur présence devient inutile.

    L’on vient de faire faire le désarmement dans plusieurs paroisses de Vihiers et Cholet, cette mesure étoit nécessaire et même indispensable.

    Nous envoyons a Angers un sieur Baudry régiseur du château de Châtillon, il s’est violemment suspecté d’être l’auteur des rassemblements séditieux, une partie de l’armée patriote qui étoit rangées sous les murs de Bressuire, a établi une cour martiale, rédigé un espèce de procès-verbal et fusillé deux citoyens accusés d’être les auteurs et instigateurs de cette séidtion ; cet exemple est terrible ; cette conduite est hors les termes de la loi, mais dans les grandes crises, les punitions sont toujours promptes et frapantes.

    Dans l’instant arrive la cavalerie nationale de Nantes et les dragons d’Ancenis qui s’étoient rendu à Bressuire, en braves citoyens soldats et soldats citoyens qui ont été reçus avec des transports qui se sentent mieux qu’ils ne s’expriment.

    Tours, Rochefort sur Mer, enfin les départements de l’intérieur se portent encore en forces vers Bressuire, on est obligé de leur envoyer des couriers pour arrêter ces patriotes dans leurs marche.

    Les révoltés avoient des chapelets, les prêtres leur avoient persuadé qu’il n’y auroit a mourir que ceux que dieu appèleroit dans le ciel, on a reconnu parmi les morts, 4 ou 5 révoltés ayant des tonsures, que l’on vienne dure qu’en vain l’on tonne contre les prêtres réfractaires que l’on ose attester qu’il ne sont pas d’accord avec les contrerévolutionnaires d’outre Rhin, alors nous dirons a ces incrédules, aller a Bressuire, voyez la mort et la désolation sous les murs de cette ville et croyez enfin.

    Nous ne présumons plus du mouvemens dans notre département, la terreur a glacé les esprits des malveillans, cependant ces détachements de volontaires nationaux que nous avons portés au longeron et a Mortagne, nous paroissent suffisant avec les gardes nationales de Chalonne stationnées a Gété, Torfou et Monfaucon, et trente gardes nationales de St Florent stationnées a Beaupreau. »

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (15° partie)....

     

     


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